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A la croisée de la finance, de l'art de vivre et de la culture, le vin est devenu un placement sur lequel tout type d'investisseur peut désormais spéculer. A ses risques et périls s'il agit à l'aveugle. Mais bien conseillé par des professionnels et disposé à parier sur le long-terme, il saura tirer profit de l'insolente santé des grands crus du Bordelais.



L'investissement en vin se révèle plus que fructueuse avec une progression insolente de l'indice Liv-Ex de 191.9%



Comment expliquer une telle progression alors que le CAC à perdu plus de 26.43% sur la même période ?

Le CAC 40

En 1988, le CAC 40 oscillait entre 1000 et 1100 points (l'indice valait 1000 points au 31 décembre 1987). Début des années 1990, le CAC oscillait entre 1500 et 2100 points. À partir de 1998, c'est l'euphorie liée à la « bulle Internet », qui voit l'indice au-dessus de 6900 points en septembre 2000, avant un effondrement du CAC 40 jusqu'au mars 2003, où il atteint 2400 points. Le rebond qui s'opère en Mars 2003 va durer plus de quatre ans, jusqu'au juin 2007, avec un point haut autour de 6200 points. Il s'en est suivi de la crise des subprimes, la crise des dettes européennes et plus récemment la crise en Lybie et le Tsunami Japonais. Aujourd'hui l'indice CAC 40 évolue autour de 3750 points presque quatre ans après.


Le marché des Grands Crus Classés

Alors que les Bourses mondiales dévissent, le marché du vin ne s'est jamais aussi bien comporté. La bouteille de vin devient une valeur refuge tout comme l'or et le franc suisse. Alors que les États-Unis subissent une crise économique importante, la consommation des grands crus ne semble pas en être affectée outre mesure, bien au contraire. Les bouteilles de premiers crus bordelais et du domaine de la Romanée-Conti se débouchent sans trop d'état d'âme. Le marché du vin est devenu un actif liquide que récemment, seul un petit nombre d'intervenants et quelques fonds d'investissement tenaient le marché au début des années 2000. Ce dernier a connu une profonde mutation avec la montée en puissance des fonds et l'internationalisation des intervenants, notamment en Asie. Les craintes sur l'évolution du marché poussent les investisseurs à ne miser que sur le très haut de gamme, qui semble à l'abri de toute crise. Les grands crus sont recherchés, car ils sont rares, et la demande sur ces produits de luxe est croissante.


La Chine comme nouvelle locomotive

L'exceptionnelle hausse du prix des bouteilles de premiers crus classés est surtout due à l'explosion du marché chinois. Depuis 2008, les riches investisseurs et la clientèle aisée chinoise sont devenus férus de grands crus bordelais, notamment du Lafite Rothschild. Ainsi pendant la crise, la Chine faisait partie des rare pays ayant enregistré une forte croissance de sa consommation en vins. Les grands crus classés sont sans hésitation les premiers actifs à s'être remis rapidement de la crise.

La Chine sera le 7e pays consommateur de vin à l'horizon 2012, la consommation de vin a bondi de 61 % entre 2003 et 2007, portant la Chine au rang du 9e plus important consommateur de vin au monde, avec 804,8 millions de bouteilles.

Enfin, il convient de rappeler un élément essentiel du secteur vin que l'on a souvent tendance à occulté. Les grands crus classés ont une production limitée qui ne peut pas suivre la demande actuelle. Or il est indiscutable, que la demande n'a cessé de croître au cours de la période récente ; du Brésil à la Russie en passant par l'Inde ou la Chine, la liste des pays où l'on trouve des acheteurs s'allonge chaque jour et la place de Hong Kong est en passe de devenir la nouvelle capitale des grands crus classés. L'intérêt grandissant des Chinois pour les cinq premiers grands crus est loin d'être fini, d'ailleurs, il ne serait pas étonnant d'avoir un rattrapage pour les autres vins au cours des prochaines années.
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